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RESUME

1520. Muricellos le cartographe, Léonard le prêtre et Cartagena le chevalier sont abandonnés sur la côte de Patagonie par l'amiral et explorateur Magellan, cruel et visionnaire auteur du premier tour du monde. Ils devront survivre dans cette Terra Incognita. La découvrir, se découvrir dans un roman qui est une vraie quête initiatique. Abandonnés tel Robinson sur cette côte inhospitalière, ils vont affronter des Indiens hostiles et la solitude du chemin de croix. Dans cette aventure, que peuvent apporter au Nouveau Monde un jeune explorateur navarrais, un vieux clerc limousin et un noble conquistador espagnol ? Les derniers feux d'une chevalerie à l'agonie et le fanatisme religieux ? La raison et la science ? Depuis Christophe Colomb, Espagnols et Portugais sillonnent le monde. Mais il fallait être fous pour oser s'embarquer dans une telle aventure. Ou avoir beaucoup de choses à cacher pour quitter ainsi le Vieux Continent pour toujours... Découvrez les circonstances dans lesquelles fut rédigé le fameux Livre de raison, objet de toutes les convoitises. Quelles énigmes peuplent le passé des trois explorateurs ? Quel est donc le secret de la clé d'acier ?

MON AVIS

Tout d'abord, au niveau du style de l'auteur, M.Glomot a une très belle écriture qui nous amène a visualiser avec précision le paysage et imaginer ce qui se passe au niveau des actions. 

Au niveau de l'intrigue, nous apprenons à découvrir tout d'abord le caractère des personnages avant leur passé. Nous percevons très rapidement qu'il y a des mystères autour de la boite de Léonard, le prêtre de l'aventure. Il garde une clef autour du cou qu'il ne veut absolument pas s'en séparer. Un cahier y est enfermé, nous décelons vite que ce coffre contient un trésor non matérialisable mais d'une importance capitale. La progression des trois personnages dans cette nature hostile montre la faiblesse de l'homme à différents niveaux. Ainsi la petitesse que nous représentons face aux microbes, aux évènements météorologiques, et les animaux est mise en exergue. Face à leurs péripéties, nous constatons que la vie ne tient pas à grand chose.  La nature à l'état brut prend le dessus sur l'existence humaine. C'est un fait assez actuel quand on pense aux catastrophes naturelles via tsunami, tremblements de terre, inondations....

Nous avons dans ce livre aussi la découverte de l'autre avec la barrière de la langue et des coutumes. Nous voyons comme l'incompréhension peut amener à des tueries sans raison valable. Comme la prise de pouvoir prend le dessus sur le compromis.

Un autre aspect que j'ai aimé c'est la rencontre entre  la religion et  la science représentées par deux personnages distincts. La mort de Cartagena amène à une reflexion qui confronte les deux avis que je trouve plutôt interessante. Nous constatons que dans leur oppposition on a toujours un point commun: l'importance du partage de ses propres convictions. Léonard voulait convertir les indigènes au christianisme et Muricellos voulait pouvoir cartographier l'inconnu pour le partager et être reconnu

Ce qui est très particulier dans ce livre, c'est cette marche perpétuelle de nos personnages qui amène un rythme parfois lent mais des actions ponctuelles assez près de la réalité. Cela nous amène à  plonger dans ce livre et nous permet de nous concentrer sur les personnages et les paysages.

J'ai beaucoup aimé l'intrigue qui se délie vraiment à la fin et les différentes réflexions que ce livre nous donne à penser