22 juin 2017

L'impossible définition du mal de Maud TABACHNIK

RESUME:

Viktor Braunstein, commissaire principal à la Direction des recherches criminelles, est dégradé pour avoir voulu faire le ménage dans la bureaucratie moscovite. Sanction immédiate : il est envoyé en tant qu'adjoint au commissariat numéro 1 de Rostov-sur-le-Don. Braunstein commence juste à prendre ses marques dans ce nouvel environnement et découvrir les moeurs de la province, quand l'actualité criminelle le rattrape... Une jeune femme, Hélène Koskas, est retrouvée morte au milieu des bois. Si son identité et son histoire ne font guère de mystères ? elle devait venir gonfler le nombre des femmes slaves sur les trottoirs des capitales européennes ?, c'est son corps, mutilé, qui interpelle. Suivant le mode opératoire de l'assassinat, tout laisse à penser que ce crime porte la signature du tueur cannibale, un dangereux spree killer en cavale depuis plus de dix ans. Si le meurtrier le plus recherché de Russie est dans la région, il n'y a aucune raison pour qu'il ne récidive pas dans les jours prochains. L'enquête commence... Un récit sombre au plus profond de la Russie d'aujourd'hui : une nation qui se cherche entre la postérité des tsars, un mythe soviétique décadent et le pouvoir actuel conservateur et autoritaire.

MA NOTE:

17/20

MON  AVIS:

C'est une histoire vraie qui fait froid dans le dos qui met aussi en lumière la société russe. Des meurtres qui touchaient tout lemonde sans différenciation (enfants, femmes, hommes...) sans pouvoir établir un profil du tueur. Néanmoins, il opérait toujours de la même façon avec les même sévices. Ce tueur ne laisse aucune chance d'y réchapper et dans des conditions d'extrêmes souffrances.

L'inspecteur mis en avant par l'enquête est un personnage comme on les aime, bien noir avec peu d'attache dans la vie, un peu perdu. Cependant un personnage tenace qui ne lâche rien et qui veut avoir la fin de l'histoire.

Le tueur nous est détaillé le pourquoi (le passé) et son cheminement (son présent) dans ses actions.

Le choix de l'auteur de nous donner la vision policière et la vision meurtrière avec une distinction calligarphique est superbe car elle nous permet de contrebalancer la vision du bien et du mal tout en apportant une connaissance intégrale des deux personnages. L'équilibre entre les passages ou l'espoir que le tueur soit enfin arrêté et la noirceur du mal, nous permet de passer un bon moment au sein de cette histoire ou l'on vibre de peur.

Un très bon thriller qui ne manque pas de profondeur. Je le recommande aux amateurs de sensations qui ne sont pas effrayés par des passages assez gores à imaginer.

Posté par laludeslivres à 15:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]